Le Liban, pays du Levant (Proche-Orient), est une étroite bande de terre bordée par la mer Méditerranée sur 240 km de côtes. Long de 250 km et large de 25 à 60 km, il s'étend entre la Syrie sur 376 km et Israël au Sud sur 79 km, et compte environ 4 millions d’habitants.
Quinze années de guerre (1975-1990) ont ruiné le pays du cèdre, qui aujourd'hui doit importer 85 % des produits de première nécessité, vit d'une économie souterraine et doit supporter le fardeau d'une dette et d'un déficit budgétaire considérables.
La guerre de juillet 2006 a eu de lourdes conséquences sur l'économie libanaise, dont tous les chiffres ont dû être revus à la baisse. Le coût de la guerre et de la reconstruction a augmenté l'endettement du pays.
La Maison de Sagesse travaille au Liban depuis sa création. En effet, dès 1993 des liens étroits se sont tissés entre les équipes libanaises et françaises. Les premières missions de MDS, tout de suite après la guerre, la responsabilité de convoyer l’aide humanitaire d’urgence de la France pendant le conflit « des raisins de la colère », le dévouement incessant de notre équipe libanaise ici en France lors des différents conflits, l’amitié indestructible de nos partenaires libanais tout ceci explique la réussite de nos programmes in situ.

 
Nouveaux projets 2009

Formation professionnelle

Formation professionnelle et accès à l’emploi pour des jeunes adolescents sourds, âgés de 16 à 18 ans à Ain Aar

En partenariat avec Le restaurant LIZA et l’I.R.A.P.

Ces jeunes ont particulièrement souffert de la guerre et de ses conséquences, surtout de l’arrêt fréquent des écoles, cause de retard scolaire important. Il s’agit de mettre en place une formation technique s’adressant à ce groupe, particulièrement dans le besoin, dans le but d’aboutir rapidement et compétitivement au monde du travail.
Il s’agit de proposer des formations professionnelles aux jeunes élèves en menuiserie, pâtisserie, maintenance, informatique, métiers de la restauration (service en salle, cuisine) et distribution.
Des professionnels des techniques mentionnées ci-dessus, ainsi que des éducateurs et des moniteurs qualifiés encadrent les élèves dans toute leur démarche et pour l’ensemble de la formation : pour la formation théorique et les travaux d’application. En effet, ces élèves étant sourds ont des difficultés d’apprentissage. Ils ont besoin d’une prise en charge presque individualisée pour un apprentissage personnalisé pour la partie théorique.
En parallèle, un partenariat a été établi avec une grande école de formations de techniques diverses se trouvant à 5 km de l’IRAP. Cette école dispense une très bonne formation pratique fortement appréciée dans le milieu du travail libanais. Les ateliers sont vastes et très bien équipés. Nos jeunes auront ainsi l’occasion de travailler, de se trouver dans les ateliers avec d’autres jeunes (non handicapés), de communiquer et de construire des relations.
Le grand restaurant libanais parisien « LIZA » a offert de s’associer à la Maison de Sagesse en proposant à ses clients de rajouter un euro par addition pour soutenir ce projet. www.restaurant-liza.com

 
Projets réalisés

En partenariat avec l’Institut de Rééducation AudioPhonétique

Education

Réhabilitation à moyen terme d’un groupe de jeunes sourds à Ain Aar

En partenariat avec l’Institut de Rééducation AudioPhonétique (IRAP)

En mars 2003, MdS et l’IRAP (Institut de rééducation AudioPhonétique) définissaient ensemble un projet de réhabilitation à moyen terme d’un groupe de jeunes sourds, au centre d’Ain Aar, au Liban. Ils l’ont soumis à la « Fédération de la Voix de l’Enfant » qui a bien voulu le financer. Le but de ce projet éducatif et scolaire est d’amener 8 adolescents sourds à présenter les épreuves du brevet officiel libanais, avec, comme seconde langue, le français. La possibilité de préparer par la suite un bac technique ou un diplôme de technicien supérieur est envisagée, le Liban ayant voté une loi en faveur du travail des handicapés qui facilite l’embauche des jeunes sourds, ceux-ci étant par ailleurs demandés et appréciés sur le marché libanais du travail. La durée d’exécution du projet est prévue pour 4 années, à raison de 11 mois de formation par an. Les élèves auront une classe fonctionnelle et leur temps sera bien réparti, les horaires étant étudiés avec précision.

Le travail de l’IRAP est reconnu par les Ministères de l’Intérieur, des Affaires Sociales et de l’Education Nationale.
La répartition des tâches de la communauté est la suivante :

  • accueil et orientation des enfants en difficulté
  • dépistage et diagnostic de la surdité
  • éducation précoce des très jeunes sourds
  • prise en charge éducative
  • formation technique et professionnelle pour les adolescents et les jeunes des villes alentours
  • insertion sociale des jeunes sourds
  • service d’entraide
L’institut est ouvert aux élèves de toutes les régions du Liban, quelque soit leur religion et leur confession. Plus de la moitié d’entre eux sont pensionnaires et issus de familles à faibles ressources.
Les huit adolescents ont obtenu avec succès leur brevet en juillet 2007 et poursuivent des études techniques ou académiques en vue d’intégrer l’université.

Education

Réhabilitation d’un jardin d’enfants à Ain Biacout

Après la guerre de 2006 au Liban, L’IRAP a initié un certain nombre de projets dans le cadre d’un programme global intitulé : « Etincelles de Paix ». Après l’envoi d’aide d’urgence en 2006, MDS s’est à nouveau mobilisée pour rechercher des financements pour participer aux frais de l’année scolaire 2007 des 65 enfants du petit jardin d'enfants de la Maison Notre Dame, quartier de Ain Biacout, Beyrouth.

La Maison Notre-Dame est un centre social inauguré en mai 1987, grâce à l’Archevêché de Beyrouth qui a mis à la disposition de l'IRAP un terrain, et avec l’aide d’organismes humanitaires, l'IRAP a monté un préfabriqué composé de deux grandes salles, deux bureaux, une kitchenette et une salle de bain. Cette maison se veut la maison de tous dans le quartier. Très complexe, ce service revêt toutes les formes d’aide, d’écoute, d’orientation, de dépannage, de guidance.

Une assistante sociale travaille en étroite collaboration avec une équipe de volontaires, de techniciennes et de mamans, sur différents projets de promotion humaine.

Depuis 1987, un petit jardin accueille, chaque jour, 65 enfants de 3 à 4 ans, encadrés par une "jardinière" d’enfants et deux aides "jardinières" du quartier. Les enfants viennent surtout du quartier de Aïn et des environs. Ils apprennent à vivre ensemble, chrétiens et musulmans ; ils jouent, chantent, colorient et se préparent à rentrer à l'école dans les sections maternelles en apprenant la langue française requise en plus de l'arabe.

L’inscription, dans les écoles semi-gratuites ou gratuites, le tablier et l’achat des livres et des fournitures scolaires représentent une fortune pour les gens qui ont à peine le strict minimum vital.

De plus, le local du jardin d’enfants a été mis à la disposition des familles qui fuyaient les bombardements. Le matériel et les jeux éducatifs ont tous disparu ou ont été endommagés par les nombreux enfants déplacés.

Nous assurons également aux 65 enfants du Petit Jardin durant toute l’année scolaire un régime alimentaire complet, à savoir du lait et des tartines pour le petit déjeuner et un repas chaud à midi (frais d’inscription).

Depuis quelques années déjà, nous ressentons une malnutrition très aiguë parmi les enfants du quartier en général. Depuis 1998, avec l’arrêt des programmes d’aide humanitaire, et avec la situation économique désastreuse du pays, la misère est devenue plus grande que pendant les années de guerre. Il était nécessaire d’offrir plus d’aide à certaines familles et à certaines personnes âgées à partir de la Maison Notre-Dame.

Depuis quelques années, nous sentons des problèmes aigus d'apprentissage et de retard de la parole chez les enfants du petit jardin. Avec l'aide des spécialistes de l'IRAP nous dressons des bilans d'audiométrie, orthophoniques et psychologiques et assurons la prise en charge spécialisée.

Education – Patrimoine et Culture

Création d’un centre d’animation Culturel Francophone à Mtein

En partenariat avec l’association Mots, Arts et Lumières

Le centre d’animation culturel francophone de Mtain a été créé suite à la rencontre de Maha Alwan et de Denise Fouin, en 1999, avec la volonté de permettre aux enfants de toutes conditions sociales et confessions d'accéder à la pratique de la lecture et de la langue française et arabe. Il se base également sur quelques points fondamentaux sur lesquels reposent la vocation de la structure : le respect du pluralisme des opinions et des religions, l’ouverture à tous dans un esprit de tolérance et d’harmonisation sociale, la réduction des inégalités sociales, le développement culturel...
Situé à 35 km à l’Est de Beyrouth, le centre est inauguré en 2001. Il offre désormais aux enfants de cette région montagneuse dépourvue de toute autre structure de loisirs pédagogiques, des activités les sensibilisant à leur environnement culturel et naturel. Les dons et financements obtenus grâce à MdS ont dans un premier temps permis d’envoyer ou d’acheter sur place 4 000 livres, du mobilier, 4 ordinateurs et une photocopieuse. Le centre dispose d’un bâtiment de 150 m² mis à disposition par la Municipalité avec laquelle MdS a signé un protocole d’accord pluriannuel. L’association «Mots, Arts et Lumières», dirigée par Maha Alwan, a accueilli des bénévoles français pour l’aider à trier et enregistrer les livres et initier les enfants du village à la lecture. Des artistes libanais, français, allemands ont offert des animations et des stages dans des domaines très différents (peinture, modelage, musique, ciné-club…). Des jeunes femmes bénévoles de Mtain aident Maha pour l’animation du centre.
En 2005, le centre a été cambriolé à deux reprises. Grâce à la volonté de tous, le centre a ré-ouvert ses portes le lendemain de l´exaction. Quant à la bibliothèque, elle est l'une des plus riches parmi les bibliothèques publiques du Liban et ceci grâce à la Maison de Sagesse et à nos partenaires en France et au Liban. Maha a organisé des évènements, des ateliers, des rencontres et des visites au village, également des sorties sont sur les traces de la mémoire du Liban: la soie à Bsous ou la vie des paysans à Terbol dans la Bekaa, ou encore la poterie de BeitChabeb.

Aide d’Urgence

Guerre de 2006 : Envoi d’aide d’urgence à Beyrouth et ses environs

La Maison de Sagesse en partenariat avec la Voix de l’enfant est intervenue l’été 2006, deux jours après le début des hostilités. L’aide d’urgence s’est organisée très rapidement et il faut le dire, très efficacement, grâce évidemment à la communauté franco-libanaise ainsi qu’à tous les amis du Liban qui sont nombreux et qui se trouvaient dans les quatre coins de la France.
La collecte a été axée essentiellement sur les denrées alimentaires non périssables, notamment le lait pour enfant, des pâtes, du riz, des conserves et ainsi de suite. Nous avons également envoyé des vêtements, des jouets, des matelas etc.
Au total, 2 containers de 40 pieds ont ainsi pu être acheminés grâce au Ministère des Affaires Etrangères, et, à cette occasion, nous saluons l’action et l’efficacité du MAE.

Le deuxième axe a été en novembre, avec la mission sur le terrain de l’un de nos bénévoles, Jacques Kessedjian, parti évaluer les besoins et distribuer à nos relais sur place les fonds récoltés spécialement pour l’aide d’urgence.

Puis en décembre 2006, cette fois-ci grâce au Ministère des Armées qui nous a offert 4 containers, nous avons pu envoyer en plus des denrées alimentaires et vêtements, des ordinateurs et des livres en partenariat avec les Jardins du Liban de Mme Marie Sylvie Buisson. Nous avons dépêché un logisticien bénévole de MdS, M. Claude Bachiri, parti sur place du 27 décembre au 4 janvier afin de superviser la distribution de la collecte.

Il faut rappeler les liens très forts tissés par MdS tout au long de ces quinze dernières années au Liban avec différents relais dont le centre de Mtein, l’IRAP, Saint Vincent de Paul auxquels elle a apporté son aide et son soutien dans leurs différentes actions