




Le Laos est peuplé de 6 millions d’habitants dont 85% vivent dans les campagnes, et est constitué de 68 ethnies, d’où une très grande diversité culturelle. Le Laos reste malgré tout l’un des pays les plus pauvres du monde avec un revenu moyen par habitant de 300 dollars, l’aide internationale assurant 1/3 du budget national.

Patrimoine – formation professionnelle
Création d’une école de broderie pour les femmes à Luang Prabang
En partenariat avec le Prince Nithakhong Tiao Somsanith (dernier lao brodeur au fil d’or)
La broderie au fil d'or fut I'un des fleurons des arts du royaume de Luang Prabang.
Autrefois réservée à la vie du palais et réalisée par ses résidents, elle ornait les vêtements de la cour, les objets de culte, ainsi que les costumes des danseurs et des danseuses du ballet royal.
Elle était associée à I'artisanat de la laque, des marionnettes à tige, et obéissait pour chacune de ces applications à une grande précision dans le choix des motifs, des couleurs et des matériaux.
Toutes les broderies empruntent leurs figures au bouddhisme, au monde animal ou végétal et à celui des mythes. Utilisant des techniques très complexes, le brodeur doit suivre un long apprentissage, une fidélité à la tradition, ainsi que des qualités créatives et spirituelles.
La broderie au fil d'or constitue une composante majeure du patrimoine culturel de I'ancienne capitale royale. De cet art aujourd'hui abandonné ne subsiste que quelques pièces, témoins d'un passé révolu, restant uniquement dans la mémoire de quelques membres de la famille royale expatriés. La création d’une école de formation permettrait de réhabiliter I'esthétique de la broderie de Luang Prabang et les savoirs qui lui sont attachés, et serait génératrice d’emplois et de revenus pour les femmes ainsi formées. Mais il y a urgence : L'ancienne capitale ne compte plus qu'une seule famille de brodeurs, très démunie et donc dans l'incapacité de former des successeurs.
Développement durable – nutrition - patrimoine
Achat d’un Motoculteur, de sa remorque et de ses accessoires pour la Famille Chantri à Luang Prabang
Monsieur Chantri, surnommé Lunty, était musicien au Palais Royal de Luang Prabang. A la chute de la monarchie, il a été interné 12 ans dans un camp de « rééducation »…Dès sa sortie, il s’est fondu dans la population et est devenu simple paysan. Il cultive à ce jour 3 hectares de rizière mais ceux-ci sont situés à 1 heure de marche de sa maison. L’achat d’un motoculteur, également prévu comme transport en commun, soulagerait la famille Chantri de leurs pénibles travaux et donnerait du temps à Lunty pour se rendre à la Maison de Culture de Puang Champa afin de transmettre son savoir et son art à la jeune génération. Enfin, la solidarité au Laos étant une règle, ce motoculteur profitera au village tout entier.
Parrainage de deux jeunes pour les aider à poursuivre leurs études à Luang Prabang
Sengsouligna Nanichith et Souliya Lao, agés de 19 ans, sont nés à Luang Prabang et sont issus d’un milieu défavorisé. Ils sont étudiants en 1ère année d’école d’Architecture à l’Université de Souphanouvong (Section Architecture Traditionnelle et Classique). Ils sont également membres de la Maison de Culture Puang Champa et jouent tous deux de la musique traditionnelle : Tambour, Gong, Violon et Xylophone. Leur parrainage correspondant aux frais globaux d’université (inscription, cours, fourniture et transport) leur permettrait d’effectuer leurs 4 années d’études en architecture et de poursuivre en parallèle leur pratique de la musique traditionnelle, préservant ainsi un patrimoine de plus en plus oublié.

« L’art lao de la broderie au fil d’or », film documentaire tourné à Luang Prabang
En partenariat avec le CNRS
MdS a participé avec le CNRS en 2001 à la réalisation d’un documentaire cinématographique sur la tradition de la broderie au fil d’or, conservée et magnifiée par Nith Siamsonith. Pour sauvegarder cet artisanat, véritable « Patrimoine immatériel », l’équipe a élaboré par la suite un projet d’ateliers pour les femmes au Laos et de relance de la sériciculture (culture du ver à soie).
Programme « d’accompagnement à la scolarisation et l’éducation » pour le développement local à Pakxong
En partenariat avec l’association Inter Etre
L’objectif de ce projet était de donner une éducation de base afin de relever le niveau général d’instruction, d’une part, mais aussi de former des jeunes, issus des populations minoritaires vivant dans les montagnes, pour le développement local.
Pour ce, il a fallu construire un centre, où le programme scolaire enseigné serait celui des écoles publiques de la province. Ce centre proposerait également des formations professionnelles et des cours d’alphabétisation pour les femmes et les minorités ethniques.
La Maison de Sagesse s’est investie financièrement dans ce projet représentant plus de 35% des ressources propres d’origine privée (subvention du Mécénat de la Casse des Dépôts et Consignations)
La construction de l’école « Bung Keo » a eu lieu de janvier à septembre 2003. L’école a été placée sous l’autorité directe de Mme Sonnaly, et elle est composée de 5 salles de classe et une salle de réunion pour les professeurs. Elle a accueilli à compter du 1er septembre 2003 5 classes de 60 élèves venant des 10 villages alentour.
Aujourd’hui ce programme est terminé pour La Maison de Sagesse et InterEtre, fières d’avoir contribué à la construction et à la vie de cette école qui représente des valeurs si chères à nos yeux.